Nous vous souhaitons la bienvenue en notre salon, qui reçoit toute personne intéressée par divers sujets, qu'il s'agisse de la cuvée hypokhâgneuse 2006-2007, ou de thèmes abordés en temps normal dans un salon héritier des boudoirs de Versailles...
Ne voyons rien de présomptueux en ces mots, il s'agit juste d'un art de vivre qui ne sait rompre avec la tradition...
Bienvenue à vous!
Après plus de neuf mois d'existence, ce blog se dote enfin d'un sommaire, afin de mieux s'y retrouver dans la multitude d'articles qui le peuplent. Voici donc une liste qui se complètera au fur et à mesure:
Page 1 : Présentation générale du blog et de son auteur, agrémentée de quelques articles sur ses goûts particuliers.
Page 2 : Quelques billets sur mes passions et sur mes interrogations.
Page 3 : Résumé du réveillon de Noël 2006 chez Siti, la première sortie à plusieurs en Hypokhâgne.
Pages 4 et 5 : Résumé de la soirée du 12 avril 2007, au restaurant puis dans un bar oriental, aux côtés des personnes de qui j’ai été le plus proche durant toute cette année d’Hypokhâgne.
Pages 6, 7 et 8 : Evocation de notre journée au Futuroscope, avec ceux qui sont désormais mes meilleurs amis.
Page 9 : Autre aperçu de mes goûts et de mes interrogations.
Pages 10, 11 et 12 : Récit de nos derniers jours en Hypokhâgne.
Pages 13 et 14 : Présentation de la soirée de désintégration de juin 2007, un moment réellement émouvant.
Page 15 : Evocation de notre première sortie estivale, chez Mickaël à Cognac, afin de visiter le château des Valois et de nous retrouver entre nous.
Page 16 : Récit de notre escapade à Chabanais, chez Estelle.
Page 17 : Résumé de mes deux sorties remarquables du mois d’août, la première dans le Poitou, la seconde dans notre ville.
Page 18 : Evocation de nos premiers pas en Khâgne.
Pages 19 et 20 : Récit de la soirée d’intégration des nouveaux hypokhâgneux, qui fut surtout l’occasion de nous retrouver en tant que membres de la génération supérieure.
Page 21 : Résumé de notre soirée au restaurant indien, ponctuée par la visite aux hypokhâgneux dans un bar.
Page 22 : Récit des 19 ans de Julie à Poitiers.
Page 23 : Nouvel aperçu de mes passions.
Pages 24 à 27 : Evocation de nos premiers mois de Khâgne.
Page 28 : Récit des 19 ans d’Angélique, venue nous rendre visite pour l’occasion.
Pages 29 à 32 : Suite de notre vie khâgneuse en cette fin d’année 2007.
Page 33 : Résumé du réveillon à Condac, pour fêter dignement l’arrivée de l’année 2008.
Page 34 : Aperçu de mes nouvelles interrogations personnelles, suivie de notre reprise de la Khâgne en 2008.
Page 35 : Evocation de notre soirée au Chat-Noir.
Pages 36 et 37 : Dans la lignée des pages précédentes, récit de notre vie quotidienne en Khâgne.
Page 38 : Résumé de notre conférence à Poitiers, où nous avons retrouvé bon nombre d’amis.
Pages 39, 40 et 41 : Suite de nos péripéties khâgneuses, aux portes des vacances de février.
Page 42 : Evocation de notre dîner chez Prescillia, au beau
milieu des vacances.
Pages 43 et 44: Récit de notre journée à Limoges, chez Emma.
Page 45: Aperçu tardif de notre dîner XVIIIème chez moi, en novembre dernier!
Page 46: Derniers jours de vacances hivernales et reprise début mars
Page 47: Semaine du concours blanc, riche en sorties en ville!
Page 48: 20 ans d'Emma!
Page 49:
Derniers jours de cours officiels!
Qui suis-je? Dieu seul
le sait, étant moi-même trop complexe pour me faire une idée de cette affaire! Pour tout le monde, je suis Alban, passionné par tout ce qui touche à l'Europe sous l'Ancien Régime. Certes! Des
gens comme ça existent encore, bien que l'espèce soit quasiment éteinte... Pour qui voudrait se faire une idée plus précise de moi, apprenez que mon miroir, loin d'être magique, rend une image ô
combien imparfaite! Vraissemblablement dénué de beauté, qualité malheureusement essentielle en société, je suis notamment sujet à des troubles du sourire et à de sérieux problèmes pour
trouver une coiffure à ma convenance. Oui, je sors tout droit d'un siècle antérieur, aussi m'est-il fort difficile de m'adapter à un monde dans lequel je ne me suis jamais senti en sécurité.
Les seules qualités que j'ose me reconnaître sont de cultiver un certain goût pour la vertu (autant que faire se peut...), mais aussi d'être passionné par les châteaux et la
musique qualifiée de "classique". Cela ne saurait s'inventer! Une dernière chose, comme vous pouvez le voir, l'image qui orne ce billet représente le château où vit l'un des personnages
fictifs les plus troublants, à savoir la Reine, belle-mère de Blanche-Neige, pour laquelle j'éprouve une admiration certaine... Mais plutôt que de vous offrir une pomme, je préfère partager
une tasse de thé avec qui voudra bien s'arrêter dans mon salon quelque instant. N'hésitez pas à laisser des commentaires!

Ceux qui s'attendent à ce que soit évoquée ici l'une des
icônes des nuits blanches vont rapidement déchanter! Et oui! Pour moi, la seule et unique reine de la Nuit est l'héroïne de La Flûte enchantée, célébrissime opéra de Mozart, représenté pour la
première fois à Vienne en septembre 1791. Le morceau de bravoure de cette oeuvre est le fameux aria "Der Hölle Rache", spécialement créé pour les soprani coloratures. Nous tenons donc à féliciter
Natalie Dessay qui a été l'une des grandes interprètes de cette charmante reine, au même titre qu'Edda Moser, Lucia Popp, et j'en oublie bien d'autres... Mais cette reine est-elle vraiment
charmante, me direz-vous? Selon moi, oui! Seule ombre au tableau de cet opéra franc-maçonnique, la reine s'oppose à l'avènement des lumières de la raison incarnées par le prince Tamino, sa propre
fille Pamina, mais surtout par Sarastro. Personnellement, j'adhère plus aux valeurs de cette souveraine, caractérisée par la lune, qu'à celles du roi des Lumières. Ajoutons une certaine
connotation de la révolte de la femme sur l'emprise de l'homme, et cette dame m'apparaît encore plus sympathique. Toujours est-il que peu pourront égaler son talent lyrique... Alors bravo,
Madame!
Et voici La Reine! Cette souveraine est sans doute la personne la plus décriée de toute l'industrie cinématographique, et d'aucuns n'hésitent pas à
l'observer comme un sombre protagoniste de la littérature allemande. Pourtant, si l'on y regarde de plus près, ne peut-on se rendre compte que tout cela ne sont que de vils préjugés? En effet, il
est tout d'abord notoire que cette noble reine incarne une dignité qui confine au sublime: son maintient, son port de tête, voire la façon dont elle contient sa colère tendent à
souligner le côté royal que l'on attend d'une dame en politique. Certes, empreinte d'orgueil et de jalousie, la marâtre de Blanche-Neige peut apparaître peu sympathique, néanmoins, ces traits
reflètent un caractère humain, puisque de tels sentiments ne se peuvent être contournés. D'ailleurs, si nous la comparons avec sa bru, il apparaît que cette dernière est une jeune fille bien plus
dénuée de vertu que sa belle-mère. Par exemple, de nombreuses personnes crient à qui veut l'entendre que Blanche-Neige est fort aimable, qu'elle veut aider les nains, etc. Que nenni! Lorsqu'elle
nettoie la chaumière de fond en comble, cette feinte gentillesse n'est motivée que par le désir de se cacher, et pour se faire, elle n'hésite pas à exploiter de façon honteuse les animaux, en les
couvrant de vêtements à laver, ou en les réprimandant lorsqu'ils pensent bien faire... Et quelles sont ces façons de régenter un domicile qui n'est pas le sien? Blanche-Neige apporte même une
touche de vice chez les nains, notamment en insistant pour se faire aimer d'eux. Quelques indices dissimulés tout au long du film de Disney prouvent qu'une lecture plus avertie du scénario peut
révéler de fortes connotations qui ne se peuvent évoquer ici. Ainsi, la Reine ne paraît pas être si vile que l'on veut bien le croire. Elle reste une femme glaciale, enfermée dans son palais, et
qui n'a pour compagnie masculine qu'un miroir magique. A côté, Blanche-Neige, qui clame partout qu'elle attend que son prince vienne, prince dont le baiser final qui réveille sa bien-aimée peut
s'apparenter au viol; semble avoir un penchant pour la frivolité bien plus prononcé. Dès lors, nous sommes tentés de croire que si la Reine est obsédée par sa beauté, c'est parce qu'elle a eu à
souffrir du tempérament de sa bru. Car il n'est aucun témoin pour relater quel a été le comportement de Blanche-Neige envers sa belle-mère... D'un point de vue politique, on peut même voir
que Blanche-Neige n'a de cesse de vouloir accéder au trône au plus vite, ce dont témoignent ses penchants pour la dictature qu'elle impose aux habitants de la forêt. Et puis, chose essentielle!
La reine ne peut être jugée trop sévèrement, car nous voyons bien qu'elle n'hésite pas à sacrifier sa beauté en se changeant en mendiante.

Il
y a peu, nous sommes allés voir Zodiac, film qui a fait couler beaucoup d'encre lors du récent festival de Cannes. L'occasion pour nous d'émettre notre avis à ce propos. Par où
commencer? Au regard de l'ensemble, on peut dire que Zodiac est un très bon film, par la complexité de son scénario et pour sa façon de montrer la soif intense de personnages en quête de vérité.
L'angoisse vient progressivement, et les nerfs du spectateurs finissent par être mis à rude épreuve, ce qui est une expérience intéressante! Par contre, comme pourront en témoigner Olympe, Laura
(si elle n'a pas été trop obnubilée par la présence de l'un des acteurs! wink) et Corentin, la scène de la cave m'a rendu particulièrement insupportable tant j'ai trouvé ça insoutenable!
mdr! Toutes mes excuses, donc, pour ces transports... D'autre part, les scènes de meurtres ne sont pas trop désagréables (j'ai juste baissé les yeux lorsque j'ai vu luire une lame de
poignard dans les reflets bleus d'un ciel estival). Oui, mon côté morbide sans doute... Le seul problème est que, losque vous devez rejoindre seul votre voiture après la séance (surtout quand
celle-ci est garée près de la prison), sous un ciel orageux, la peur vous saisit quelque peu au ventre!!! Mais cela fait partie du charme de ce film, qui, même s'il est loin d'être
caractéristique de mes goûts cinématographiques, reste vraiment fort divertissant. Nous vous le recommandons!